- Laurence Beaudoin Morin | Interruption conséquente au sens de la recherche
Laurence Beaudoin Morin est une artiste de performance basée à Montréal (Canada). Elle est entre autres initiatrice du projet des auto-workshops de performance en terrain vague et travaille conjointement avec le Performance Art Studies pour les cours de performance en ligne.
Laurence développe une réflexion sur la pratique du rassemblement en célébrant la complexité de sa praxis. Axée sur le travail collectif, sa démarche se veut initiatrice et documentariste des circonstances propices aux rencontres et au partage des savoirs. Symbole d’insubordination et de plénitude, le terrain vague est pour elle un outil artistique central où les corps peuvent y déterminer le paysage relationnel.
Dans Interruption conséquente au sens de la recherche, trois installations sont disposées comme points de repères dans le parcours de la performance.
Chacune sera modifiée avec une action performative, mais restera un objet autonome en l’absence de l’artiste. Ses heures de présence sont inscrites sur un panneau à chaque station. Cependant, ces rendez-vous ne pourront tenir compte des facteurs imprévisibles qui occasionneront des retards, comme l’achalandage le soir de l'événement, les interactions spontanées avec le public, l’épuisement physique, les détours ou les accidents. Afin de tenter de rééquilibrer la ponctualité de ses engagements, l’artiste a prévu d’amortir ces délais en écourtant la lecture de son allocution.
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Laurence Beaudoin Morin is a performance artist based in Montreal (Canada). After completing a Master’s degree in Visual and Media Arts at Université du Québec à Montréal (2019) and a Bachelor of Fine Arts at Concordia University (2015), Laurence Beaudoin Morin has been presenting performances and organizing gatherings in Montreal, Sudbury, Toronto, Detroit, Brussels and Berlin since 2012. Among other things, she is the initiator of the self-workshops project for performance in the open space and works jointly with Performance Art Studies on online performance courses. Laurence develops a reflection on the practice of gathering by celebrating the complexity of her praxis. Focused on collective work, her approach aims to initiate and document circumstances conducive to encounters and the sharing of knowledge. As a symbol of insubordination and plenitude, the wasteland is for her a central artistic tool, where bodies can determine the relational landscape.
In Interruption conséquente au sens de la recherche (Consequent Interruption in the Meaning of Research), three installations are arranged as reference points in the course of the performance. Each will be modified with a performative action, but will remain an autonomous object in the absence of the artist. Her hours of presence are inscribed on a panel at each station. However, these appointments will not take into account unpredictable factors that will cause delays, such as traffic on the evening of the event, spontaneous interactions with the audience, physical exhaustion, detours or accidents. In an attempt to rebalance the punctuality of her engagements, the artist has planned to make up for these delays by shortening the reading of her allocution.
S1E5 - 12m - Apr 29, 2021 - Mai Bach-Ngoc Nguyen | cú'u mó : cue maux
Mai Bach-Ngoc Nguyen est une artiste multi(in)disciplinaire vietnamienne et non-diplômée du baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval (Québec). Elle a exposé dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, à Cuba et virtuellement aux États-Unis - Covid-19 oblige.
Par l'installation, la performance et la documentation, ses projets tournent autour de gestes poétiques accumulés et d’objets mouvants, qui mis en relation, testent les limites de son corps. Ses performances et installations s'articulent autour d'une réflexion sur les thèmes de la disparition, du passage, du débordement et de l'absence.
Dans ses gestes et non-gestes, elle tente de revendiquer sa propre tangibilité créatrice et de créer un questionnement sur la nature de la présence artistique dans un lieu public.
Avec sa performance cứu mơ ; cue maux, l'artiste se propose de devenir sauveuse / héroïne de l’univers onirique. Ce monde est mis en danger par une colonisation insidieuse.
Les cadres oppressants du réel : expériences anxiogènes, pressions capitalistes et de productivité, s'immiscent dans l’un des derniers territoires à grande potentialité émancipatrice. Il faut sauver le rêve et lui redonner puissance. Un défi de taille évident qui nécessitera une investigation remplie de millepertuis, gesticulations protocolaires et réformations linguistiques.
RDV sur notre page Youtube pour visionner la performance.
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Mai Bach-Ngoc Nguyen lives and works in Quebec City (Canada). She is a multi(in)disciplinary Vietnamese artist and non-graduated from Laval University’s (Québec City) bachelor program in Visual Arts. She has exhibited in numerous solo and group exhibitions in Canada, Cuba and virtually in the United States – Covid-19 oblige. Through installation, performance and documentation, her projects revolve around the accumulated poetic gestures and moving objects that connect and test the limits of her own body. Her performances and installations revolve around a reflection on the themes of disappearance, passage, overflow and absence. In her gestures and non-gestures, she tries to claim her own creative tangibility and to question the nature of artistic presence in public places.
With her performance cứu mơ ; cue maux, the artist becomes the savior/heroine of the realm of dreams. This world is threatened by an insidious colonization. The oppressive frameworks reality – anxiety-provoking experiences, the pressures of capitalism and productivity – intrude on one of the last territories that still holds a great potential of emancipation. We must save the dream and restore its power. A challenge of obvious size that will require an investigation filled with thorns, protocol gestures and linguistic reforms.
S1E4 - 11m - Apr 23, 2021 - Francis O'Shaughnessy | L'amour que nous avons pour le temps
Francis O’Shaughnessy vit et travaille à Montréal (Canada). Il est docteur en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Depuis 2002, il a réalisé plus de 130 performances dans 25 pays. Il a présenté diverses conférences, a guidé des artistes aux niveaux collégial et universitaire et a dirigé des ateliers théorico-pratiques sur l’art. Depuis 2007, il a été commissaire de 20 événements d’envergure. Ses recherches interrogent le haïku performatif, une approche artistique qui revendique un retour en force de l’amour comme prolongement de soi.
Composée de trois segments narratifs, L’amour que nous avons pour le temps est une œuvre performative qui résonne avec le contexte pandémique actuel. Tous les segments sont reliés par une déambulation lente de plusieurs participants, à la manière d’un refrain performatif. Le premier segment mêle le positif et le funeste avec une musique d’opéra comme trame sonore. Le deuxième, quant à lui, évoque la surprise par des éléments inattendus. Enfin, le dernier segment fait appel à l’imaginaire de l’artiste.
L’amour que nous avons pour le temps est une performance de groupe où Francis O’Shaughnessy évolue aux côté de Janna Elizbarova, Fabio Lima, Océane Girard, Gabriel Labonté-Pelletier, Aïda Yonis Eugene, Maxime Côté, Zachary Santagata
Les trois segments explorent l’« être », ainsi que l'incertitude, l’hésitation et la dérive. De plus, en présentant un haïku sur une fiche, Francis O’Shaughnessy opère un glissement de la littérature vers l’art vivant. Forgée comme un haïku performatif, l’œuvre opte pour une poésie visuelle vivante.
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Francis O’Shaughnessy lives and works in Montreal (Canada). He holds a doctorate in Artistic Studies and Practices from the Université du Québec à Montréal. Since 2002, he has produced more than 130 performances in 25 countries. He has presented various conferences, guided artists at the college and university levels and led theoretical-practical workshops on art. Since 2007, he has curated 20 major events. His research questions the performative haiku, an artistic approach that advocates a strong return to love as an extension of the self.
Composed of three narrative segments, L’amour que nous avons pour le temps (The Love we Have for Time) is a performative work that resonates with the current pandemic context. All the segments are connected by a slow wandering of several participants, like a performative refrain. The first segment mixes the positive and the negative with opera music as a soundtrack. The second evokes surprise with unexpected elements. Finally, the last segment appeals to the artist’s imagination. L’amour que nous avons pour le temps is a group performance in which Francis O’Shaughnessy performs alongside Janna Elizbarova, Fabio Lima, Océane Girard, Gabriel Labonté-Pelletier, Aïda Yonis Eugene, Maxime Côté, Zachary Santagata.
All three segments explore “being”, as well as uncertainty, hesitation and drifting. Moreover, by presenting a haiku on a card, Francis O’Shaughnessy operates a shift from literature to performative art. Forged as a performative haiku, the work opts for a living visual poetry.
S1E3 - 11m - Apr 23, 2021 - Nic Wilson | He Loves Me
Nic Wilson vit et travaille sur les terres du Traité n° 4 à Regina (Canada). L'artiste et écrivain est diplômé d'un MFA de l'Université de Regina, territoire du Traité n° 4, en 2019. Il a exposé son travail au Canada et à l'étranger et a reçu une bourse d'études supérieures du CRSH (Conseil de recherches en sciences humaines) en 2017. Son travail porte souvent sur la façon dont les objets, les mots et les actions peuvent devenir des portails vers différents temps, personnes et lieux. Ces portails sont des ruptures, des fissures et des trous qui peuvent être matériels, allégoriques ou métaphysiques. Ces passages sont souvent infléchis par l'expérience queer, qui conduit à des perceptions alternatives du temps et du langage.
L’action principale de la performance He Loves Me, consiste à s'asseoir à une table et à retirer un à un les pétales de chrysanthèmes, de tulipes et de roses pendant cinq heures. Lorsque les spectateurs entrent dans l'espace, l'artiste pause brièvement pour les saluer d’un regard.
Inspiré par le jeu de l'enfance "Je t’aime, un peu, à la folie, pas du tout " (une forme de divination pour voir si l'objet de notre affection nous retourne notre intérêt), ce spectacle fait écho aux personnes de la communauté LGBTQ+ et à leurs tentatives de trouver un moyen indirect de vérifier si leur désir est réciproque. En effet, ce comportement est lié à des questions de sécurité, à la peur du rejet ou, pire encore, de la violence ou de l'humiliation. Cette œuvre interroge de fait le temps qui peut être valorisé comme utile ou gaspillé. Dans le contexte hétéronormatif, le temps passé à se languir d'amour est généralement considéré comme gaspillé et enfantin. Cependant, c’est peut-être uniquement ce à quoi les personnes LGBTQ+ ont accès. La durée de ce spectacle est une lettre d'amour à ce temps “gaspillé”.
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Nic Wilson lives and works on Treaty Four land in Regina (Canada). The artist and writer graduated with an MFA from the University of Regina, Treaty Four Territory in 2019. He has shown his work across Canada and internationally, and was the recipient of a SSHRC (Social Science and Humanities Research Council) graduate fellowship in 2017. His work is often about the way that objects, words, and actions can become portals to different times, people, and places. These portals are ruptures, cracks and holes that can be material, allegorical, or metaphysical. These passageways are often inflected by the queer experience, which leads to alternative perceptions of time and language.
For the performance He loves me, the main action is sitting at a table and picking one by one the petals off of chrysanthemums, tulips, and roses for five hours. As the audience members enter the space, the artist briefly pauses to acknowledge them with eye contact.
Inspired by the childhood game “loves me, loves me not” (a form of divination to see if the object of our affection returns our interest), this performance echoes with queer people trying to find an indirect way of checking if desire is reciprocated. Indeed, it is linked to safety issues, the fear of rejection, or even worse, violence or humiliation. This work is inevitably about time that can be valued as useful or wasted. In the heteronormative context, the time that is spent pining for love is typically regarded as wasted and childish. However, that may only be what queer people have access to. The duration of this performance is a love letter to this “wasted” time.
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S1E2 - 8m - Apr 23, 2021 - Jeremy Saya | What Is It About?
Jeremy Saya est basé à Montréal (Canada). C'est un artiste interdisciplinaire queer dont la pratique intègre des éléments tirés de la performance, de l'installation, du son, de la vidéo et de l'électronique. Il est titulaire d'une licence en sociologie de l'Université Laurentienne et étudie actuellement les médias intégrés à l'Université OCAD (Ontario College of Art and Design, Toronto). Sa formation universitaire en philosophie et en sciences sociales alimente souvent son travail qui traite de la queerness, du corps, de l'identité, de la vulnérabilité, de l'éphémère et de l'interactionnisme. Constituée en grande partie d'autoportraits, sa pratique s'engage dans des processus expérimentaux de nouveaux médias et met l'accent sur l'auto-perception et l'auto-représentation. Parmi ses récents travaux, on peut citer des installations textuelles, des sons interactifs, des performances minimalistes et des réponses insolentes à des questions de conservation. What Is It About? est une performance minimaliste impliquant une bannière qui agit comme une sorte de réponse ironique au thème du festival.
What Is It About? est une performance minimaliste impliquant une bannière qui agit comme une sorte de réponse ironique au thème du festival.
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-- Jeremy Saya is based in Montreal (Canada). He is a queer interdisciplinary artist whose practice integrates elements of performance, installation, sound, video and electronics. He holds a BA in Sociology from Laurentian University, and is currently studying Integrated Media at OCAD University (Ontario College of Art and Design, Toronto). His academic background in philosophy and social science often informs his work which deals with queerness, the body, identity, vulnerability, ephemerality and interactionism. Consisting in large part of self-portraits, his practice engages experimental new media processes and emphasizes self-perception and self-representation. Recent endeavours include text-based installation, interactive sound, minimalist performance, and cheeky responses to curatorial prompts. What Is It About? is a minimalist performance involving a banner to act as somewhat of a tongue-in-cheek response to the festival’s theme.
What Is It About? is a minimalist performance involving a banner to act as somewhat of a tongue-in-cheek response to the festival’s theme.
It's a RDV on our Youtube page to watch his performance.
S1E1 - 4m - Apr 22, 2021
